Combien coûte vraiment la création d’une SAS en 2026 ? La vraie réponse, poste par poste, sans les approximations marketing des plateformes « à 99 € », et surtout sans les frais cachés qu’on découvre après coup.
Vous cherchez sur Google « combien coûte une SAS » et vous tombez sur des articles qui vous annoncent fièrement « à partir de 99 € ». Quelques clics plus loin, une autre source parle de 300 €. Puis 1 500 €. Puis 3 000 €.
Vous vous dites qu’il y a forcément une vérité quelque part. Elle existe, et je vais vous la donner, avec des chiffres précis, mes propres tarifs, et surtout en incluant les postes que tout le monde oublie dans ses calculs.
Parce que le vrai coût d’une SAS ne se résume pas aux frais de greffe. Il comprend aussi ce qu’on ne voit pas au moment de la création mais qu’on finit toujours par payer : le temps perdu à corriger des statuts mal rédigés, l’expert-comptable obligatoire la première année, les modifications de statuts qu’on fait six mois plus tard parce qu’on avait pris le pack le moins cher.
Dans cet article, je vous donne tous les chiffres, poste par poste, avec une transparence totale. Vous verrez ce que vous paierez si vous créez via une plateforme en ligne, ce que vous paierez avec un avocat comme moi, et surtout ce que représente la différence concrète, sachant que ni l’une ni l’autre des solutions n’est toujours la bonne pour tout le monde.
Les frais légalement obligatoires pour créer une SAS
Avant même de parler d’accompagnement juridique, il y a une série de frais que vous paierez de toute façon, quelle que soit la solution choisie. Ces frais sont fixes, connus à l’avance, et vous ne pouvez pas les négocier.
Les frais de greffe : environ 54 €
C’est le droit fixe d’immatriculation de votre société au registre du commerce et des sociétés (RCS). Le montant d’environ 54 € pour une SAS ou SASU en 2026. Pas de discussion possible, c’est le tarif officiel fixé par l’État.
Point important : ne confondez pas avec les frais que certaines plateformes appellent « frais de dossier », qui sont en réalité leurs propres honoraires ajoutés au droit de greffe.
L’annonce légale : entre 138 et 193 €
La loi impose de publier la création de votre SAS dans un journal d’annonces légales du département de votre siège social. Le tarif est réglementé et varie légèrement d’un département à l’autre, comptez 138 € en Haute-Vienne, jusqu’à 193 € à Paris. Les départements ont des tarifs arrêtés chaque année par le ministère de l’Économie.
Ce qu’on ne vous dit pas toujours : ce tarif couvre uniquement les mentions légales obligatoires. Si votre annonce contient des mentions supplémentaires (objet social très long, clauses spécifiques), le prix peut augmenter légèrement.
Le dépôt du capital social : gratuit… ou pas
Vous devez déposer le capital social de votre SAS sur un compte bloqué avant la création. Cette opération est gratuite si vous passez par une banque classique où vous êtes déjà client, mais certaines banques facturent entre 60 et 150 € pour le dépôt et l’attestation. Les néobanques professionnelles (Qonto, Shine, Blank) proposent souvent ce service gratuitement.
Le capital social lui-même
Ce n’est techniquement pas un coût, c’est votre argent, il reste le vôtre via la société. Mais il faut quand même le mobiliser. Le minimum légal est de 1 €, mais pour des raisons de crédibilité vis-à-vis de vos partenaires (banques, fournisseurs, clients), je conseille un capital minimum de 1 000 à 5 000 € selon le projet.
| À retenir sur les frais obligatoires : Entre 175 et 380 € de frais incompressibles pour une SAS classique. C’est la base, avant tout accompagnement juridique. Ces frais sont identiques que vous créiez seul, via une plateforme ou avec un avocat. Les plateformes qui vous annoncent « SAS à 99 € » excluent systématiquement ces frais, ils viennent en supplément. |
Les solutions d’accompagnement : ce que vous payez vraiment
Au-delà des frais obligatoires, vous avez trois options pour créer votre société : vous occuper de tout vous-même, passer par une plateforme en ligne, ou faire appel à un avocat. Chaque option a un coût, et une réalité derrière le prix affiché.
Option 1 : vous faites tout vous-même : 0 € d’accompagnement
C’est techniquement possible. Vous téléchargez des statuts-types sur le site de Bpifrance ou des CCI, vous remplissez le formulaire M0 (devenu le formulaire unique sur le guichet unique des formalités), vous déposez votre dossier en ligne.
Le coût direct : zéro euro en dehors des frais obligatoires.
Le coût réel : votre temps. Comptez 15 à 25 heures pour tout comprendre, rassembler les documents, remplir correctement les formulaires, choisir les bonnes options de statuts. Ajoutez le risque d’erreurs, un objet social mal rédigé, une clause oubliée, une option fiscale mal cochée, qui peut vous coûter très cher plus tard.
Cette option peut avoir du sens si vous avez déjà une bonne culture juridique, si votre projet est très simple (SASU à associé unique, activité standard), et si vous avez le temps. Pour tous les autres cas, je la déconseille honnêtement.
Option 2 : les plateformes juridiques en ligne : 100 à 400 €
LegalStart, Captain Contrat, Pennylane, Shine, Dougs, Simplitoo… elles sont nombreuses et affichent toutes des tarifs agressifs. En 2026, comptez en moyenne entre 100 et 250 € pour un pack « SAS standard » chez la plupart, et jusqu’à 350-400 € pour les packs avec options (pacte d’associés, assistance avancée).
Ce que vous obtenez : des statuts standardisés générés automatiquement à partir d’un questionnaire, un dépôt en ligne de votre dossier, et une assistance par chat ou téléphone en cas de problème.
Ce que vous n’obtenez pas : une analyse de votre situation spécifique, un conseil sur les options fiscales optimales pour votre cas, une rédaction sur-mesure des clauses adaptées à votre activité. Les statuts produits sont des gabarits, ils conviendront à 70 % des cas simples, et créeront des problèmes dans les 30 % restants. J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur ces plateformes dans un autre article. Pour rester honnête : pour un projet simple, sans enjeu particulier, où vous savez exactement ce que vous faites, elles font le travail. Pour tout projet avec plusieurs associés, des clauses spécifiques ou une stratégie fiscale à penser, elles sont clairement insuffisantes.
Option 3 : l’accompagnement par un avocat d’affaires
C’est ma solution, et je vais être transparent sur les tarifs.
Pour une SAS ou SASU classique, un associé unique ou deux associés, statuts standards, activité non réglementée, pas de projet immédiat de levée de fonds, mes honoraires se situent entre 900€ et 1 200 €. Ce tarif forfaitaire couvre : l’analyse de votre projet, le choix du statut juridique, la rédaction des statuts sur-mesure, l’accompagnement dans les formalités de création jusqu’à l’immatriculation, et le conseil juridique associé. À ce tarif s’ajoutent les frais obligatoires détaillés plus haut (175 à 380 € de greffe, annonce légale et dépôt de capital).
Pour une SAS complexe, plusieurs associés, pacte d’associés à rédiger, clauses de préemption, de sortie ou de gouvernance spécifiques, projet de levée de fonds à venir, ou structure patrimoniale particulière, mes honoraires se situent entre 2 200 et 3 000 €. Le pack inclut la rédaction complète du pacte d’associés en plus des statuts, ce qui justifie l’écart de prix. Là encore, les frais obligatoires viennent en supplément. Ce qu’il faut comprendre : le tarif d’un avocat pour une création de société n’est pas seulement le prix des documents produits. C’est le prix du temps que l’on prend pour analyser votre projet, anticiper ce qui peut arriver dans 6 mois, 2 ans ou 5 ans, et rédiger des statuts qui éviteront les problèmes futurs.
| Comparatif des trois options : Faire seul : 175-380 € de frais + 15-25 heures de votre temps + risque d’erreurs coûteuses. Plateforme en ligne : 175-380 € de frais + 100-400 € de plateforme = 275-780 € total. Avocat (SAS simple) : 175-380 € de frais + 900-1 300 € d’honoraires = 1 075-1 680 € total. Avocat (SAS complexe) : 175-380 € de frais + 2 200-3 000 € d’honoraires = 2 375-3 380 € total. Pour voir le détail des prestations incluses dans mes packs, rendez-vous sur ma page Création de société. |
Les frais cachés que personne ne vous dit à la création
Voici le vrai sujet, celui qui fait que la facture finale dépasse toujours les projections initiales. Les frais qui n’apparaissent pas dans le devis mais qui tombent dans les mois qui suivent.
L’expert-comptable : 1 200 à 3 600 €/an
Techniquement, une SAS n’est pas obligée de recourir à un expert-comptable. Dans les faits, c’est quasi indispensable, tenir soi-même sa comptabilité pour une société soumise à l’impôt sur les sociétés demande un niveau de compétence que peu d’entrepreneurs ont réellement.
Comptez entre 1 200 et 2 400 € par an pour un forfait de base (tenue comptable, liasse fiscale, bilan), jusqu’à 3 600 € et plus pour des formules avec conseil, tableaux de bord, gestion sociale. Ce n’est pas un coût de création à proprement parler, mais c’est un coût qui démarre dès le premier mois d’activité.
Le kbis et les extraits : quelques dizaines d’euros par an
Votre Kbis (devenu extrait RCS officiel depuis 2023) est gratuit une fois à l’immatriculation, mais vous en aurez besoin de nouveaux exemplaires régulièrement, banque, bail, contrats importants. Comptez quelques dizaines d’euros par an pour les commandes ponctuelles, plus si vous optez pour un abonnement.
Les modifications de statuts : 500 à 1 500 € par modification
C’est LE frais caché typique des créations mal faites au départ. Vous avez pris un pack à 150 €, les statuts sont standardisés. Six mois plus tard, vous voulez changer l’objet social parce que votre activité a évolué, ou modifier les règles de cession parce qu’un associé veut entrer au capital.
Chaque modification de statuts nécessite : une décision de l’associé unique ou une assemblée générale, un procès-verbal à rédiger, un dépôt au greffe, une nouvelle annonce légale. Comptez entre 500 et 1 500 € par modification selon qu’elle est simple ou complexe, et sachant qu’une part de ces frais est incompressible (annonce légale, greffe à nouveau).
Pour référence, trois modifications dans les deux premières années d’existence d’une société (ce qui est tout à fait courant), c’est entre 1 500 et 4 500 € supplémentaires. Des statuts bien rédigés au départ anticipent ces évolutions et réduisent drastiquement le besoin de modifications.
Le pacte d’associés : 1000 € à 2 500 €
Si vous êtes plusieurs associés, le pacte d’associés est indispensable. Il règle toutes les situations que les statuts ne peuvent pas traiter : conditions de sortie, clauses d’exclusion, protection des minoritaires, gouvernance au quotidien.
Si vous passez par une plateforme ou que vous créez seul, vous n’aurez pas de pacte, ou vous aurez un pacte standardisé qui ne protégera personne correctement. Comptez 1 000 à 2 500 € pour un pacte rédigé par un avocat, selon la complexité. Je l’inclus dans mon pack SAS complexe (2 200-3 000 €), c’est l’une des raisons pour lesquelles ce pack coûte plus cher, mais c’est aussi ce qui évite les 80 000 € de frais quand deux associés se brouillent sans pacte.
Simulation concrète : le coût sur 2 ans selon votre choix initial
Le meilleur moyen de comprendre l’impact du choix initial, c’est de projeter sur deux ans. Voici trois scénarios réalistes.
Scénario 1 : SASU créée via plateforme, activité simple
- Frais obligatoires à la création : 250 €
- Pack plateforme : 180 €
- Expert-comptable année 1 : 1 500 €
- Expert-comptable année 2 : 1 500 €
- Aucune modification de statuts nécessaire
- Total 2 ans : 3 430 €
Ce scénario fonctionne si votre projet est effectivement simple, stable, et que vous avez bien rempli le questionnaire de la plateforme. C’est le scénario « idéal » de la solution low-cost.
Scénario 2 : SAS 2 associés créée via plateforme, évolution du projet
- Frais obligatoires à la création : 250 €
- Pack plateforme avec pacte d’associés : 350 €
- Modification de statuts à 6 mois (objet social) : 900 €
- Pacte d’associés refait par avocat (celui de la plateforme étant insuffisant) : 1 500 €
- Expert-comptable 2 ans : 3 200 €
- Total 2 ans : 6 200 €
C’est le scénario typique du projet à deux associés qui démarre avec une plateforme. Au final, le coût dépasse celui qu’on aurait payé avec un avocat dès le départ, et on est passé par des phases de stress administratif.
Scénario 3 : SAS 2 associés créée avec avocat
- Frais obligatoires à la création : 250 €
- Pack avocat SAS complexe (statuts + pacte) : 2 600 €
- Aucune modification nécessaire (statuts anticipatifs)
- Expert-comptable 2 ans : 3 200 €
- Total 2 ans : 6 050 €
Quasiment le même coût que le scénario 2, sans le stress, les aller-retours, les corrections et avec des statuts qui tiennent sur la durée. C’est exactement pour cette raison que l’accompagnement avocat, même s’il paraît cher au départ, est souvent l’option la plus rationnelle économiquement.
Comment choisir en fonction de votre situation
Tous les conseils généraux ont leurs limites. Voici mes critères concrets pour choisir la bonne option selon votre projet.
Vous êtes un candidat plateforme si…
- Vous êtes seul (SASU), avec une activité standard et non réglementée
- Votre projet est simple, stable, sans ambition immédiate de levée de fonds
- Vous n’avez ni associé, ni projet de recruter rapidement
- Vous avez compris ce que vous signez et pris le temps de relire les statuts produits
- Votre budget initial est vraiment très contraint (création sous 500 € total)
Vous devriez passer par un avocat si…
- Vous êtes plusieurs associés, même si vous vous entendez très bien aujourd’hui
- Vous envisagez une levée de fonds dans les 24 mois
- Votre activité est spécifique ou réglementée
- Vous voulez une stratégie fiscale optimisée (holding, régime IS/IR, montage patrimonial)
- Vous prévoyez d’accueillir des salariés rapidement (clauses de non-concurrence, etc.)
- Vous avez déjà un ou plusieurs dossiers complexes (immobilier, propriété intellectuelle, brevets)
- Vous avez besoin d’être rassurés et d’un accompagnement récurrent
Les questions à vous poser avant de trancher
Avant de choisir entre plateforme et avocat, posez-vous honnêtement ces quatre questions.
- Quel est votre horizon de développement à 3 ans ? Si vous visez une PME avec des salariés, des investisseurs, une internationalisation — la plateforme ne suivra pas.
- Combien de temps pouvez-vous consacrer à comprendre vos statuts ? Si c’est moins de 5 heures, vous n’avez pas le temps de valider ce qu’une plateforme vous produit.
- Avez-vous déjà géré des contentieux commerciaux ou juridiques ? Si non, vous n’avez probablement pas conscience des risques que des statuts mal faits créent.
Le coût de l’avocat est-il un problème absolu ou relatif ? 1 200 € représente moins d’un mois de chiffre d’affaires pour la plupart des projets. Rapporté à 5 ans d’exploitation, c’est négligeable.
Foire aux questions sur le coût d’une SAS
1. Les plateformes qui annoncent « 99 € la SAS », c’est de la publicité mensongère ?
Non, pas juridiquement. Elles annoncent le prix de leur prestation d’accompagnement, qui est effectivement de 99 € (ou 79 €, ou 49 €). Mais elles savent que les frais obligatoires (greffe, annonce légale) viennent s’ajouter, et ces frais ne sont pas à elles. Le client paye 99 € à la plateforme, puis 175 à 380 € en frais obligatoires directement auprès des organismes concernés. La communication est techniquement exacte mais volontairement trompeuse sur le coût total.
2. Un avocat peut-il être moins cher qu’une plateforme ?
Rarement, à la création initiale, les plateformes ont des coûts marginaux quasi nuls parce qu’elles standardisent tout. Mais sur deux ans, avec les modifications de statuts que les packs plateforme rendent souvent nécessaires, l’avocat peut finir à coût égal voire inférieur. Et surtout, vous évitez les problèmes.
3. Pourquoi votre pack SAS simple est à 900-1 200 € et pas à 500 € comme certains confrères ?
Parce qu’il est forfaitaire et inclut l’intégralité du travail jusqu’à l’immatriculation. Et honnêtement, le juste prix du travail d’un avocat sur une création sérieuse se situe dans cette fourchette, les tarifs très bas cachent souvent une délégation à un clerc ou à une IA, avec peu de temps consacré à votre dossier.
4. L’expert-comptable est-il vraiment obligatoire ?
Légalement, non. Dans les faits, pour une SAS à l’impôt sur les sociétés, oui. La tenue comptable, les déclarations de TVA, la liasse fiscale, le bilan, ce sont des tâches techniques qui demandent une vraie compétence. Les solutions de comptabilité automatisée (Pennylane, Tiime, Indy) commencent à être sérieuses mais ne remplacent pas totalement un expert-comptable pour l’instant.
5. Si je crée seul, combien je risque de me tromper ?
Le risque principal n’est pas de rater la création, le guichet unique des formalités bloque les dossiers incomplets, vous serez juste obligé de recommencer. Le risque réel est de mettre en place des statuts qui vont créer des problèmes dans 6 ou 18 mois : objet social trop restrictif, clauses inadaptées, options fiscales mal cochées. C’est là que ça coûte cher, pas à la création.
6. Puis-je changer d’avocat après la création ?
Bien sûr. Vous n’avez aucune obligation de continuer avec le même avocat après la création. Beaucoup de clients créent avec moi puis reviennent ponctuellement pour des sujets précis (contrats, cession, contrôle fiscal). C’est une relation à la carte.
7. Le capital social à 1 € est-il vraiment une si mauvaise idée ?
Dans 95 % des cas, oui. Ce n’est pas un problème légal, c’est un problème d’image et de crédibilité. Un capital à 1 € signale aux banques, fournisseurs et clients que votre société n’a pas de coussin financier. C’est perçu comme un manque de sérieux. 1 000 à 5 000 € est un minimum raisonnable pour toute société qui veut être prise au sérieux par ses partenaires.
8. Et pour une SASU, c’est moins cher ?
Les frais obligatoires sont les mêmes qu’une SAS. Le pack avocat est légèrement moins cher car il n’y a qu’un associé et pas de pacte à rédiger, comptez plutôt 900-1 200 € dans mon cas. Les plateformes facturent souvent un peu moins aussi (pack SASU vs SAS).
9. Y a-t-il des aides pour créer sa société ?
Oui, plusieurs dispositifs existent : l’ACRE (exonération partielle des charges sociales la première année), l’ARCE (versement anticipé des droits au chômage), le NACRE (accompagnement et prêt d’honneur). Ces aides ne couvrent pas les frais de création en eux-mêmes mais allègent les premiers mois d’activité. En Nouvelle-Aquitaine, la région propose des aides complémentaires à vérifier selon votre secteur.
10. Comment savoir si vous êtes le bon avocat pour mon projet ?
Je propose un premier rendez-vous découverte gratuit, en visio ou en cabinet à Limoges. On fait un point sur votre projet, je vous donne un avis franc sur le statut adapté et un devis précis. Pas d’engagement derrière. Si notre approche ne colle pas, je vous oriente vers un confrère. Le lien est en bas de cet article.
Ce qu’il faut retenir
Le coût de création d’une SAS en 2026, c’est rarement ce qui est affiché en première page d’un comparatif. C’est la somme de plusieurs postes que personne ne totalise clairement : frais obligatoires, accompagnement, frais cachés à 6-24 mois.
Les trois points à retenir concrètement :
- Les frais obligatoires incompressibles sont de 175 à 380 €. Toute communication qui vous propose un prix total en dessous est trompeuse.
- Le choix entre plateforme et avocat dépend moins du budget que de la complexité de votre projet. Pour une SASU simple, la plateforme fait le travail. Pour tout projet multi-associés ou évolutif, l’avocat évite des coûts ultérieurs.
- Le vrai coût se mesure sur 2 ans, pas sur la création seule. Une création pas chère avec modifications en chaîne finit souvent plus coûteuse qu’un accompagnement initial sérieux.
Mon conseil : faites le calcul projeté sur deux ans avant de choisir. Si vous hésitez, je propose un rendez-vous découverte gratuit pour évaluer ensemble ce qui colle le mieux à votre projet. Le lien est en fin d’article.
À propos de l’auteur: Valentin Leclair est avocat au barreau de Limoges, spécialisé en droit des affaires. Il accompagne les dirigeants et entrepreneurs dans la création de société, le droit des sociétés, la fiscalité des entreprises et les contrats commerciaux. Son approche hybride alliant proximité locale et distanciel lui permet d’intervenir partout en France.
Pour prendre rendez-vous : leclair-avocat.fr/contact